CANCER DU COL DE L’UTÉRUS, CARCINOME CERVICAL

Comme son nom l’indique, le cancer du col de l’utérus (carcinome cervical) est une maladie tumorale affectant le col utérin. L’un des principaux facteurs de risque est l’infection par certains types de papillomavirus humain (PVH). Le dépistage précoce augmente largement les chances de guérison.

Le mélanome malin se développe à partir des cellules pigmentaires (mélanocytes) de la peau.  Très tôt, il peut proliférer sous la forme de métastases et s’étendre à d’autres organes. Dans certains cas rares, un mélanome peut apparaître sur la muqueuse, buccale ou génitale par exemple. Les carcinomes basocellulaire et spinocellulaire se développent, eux, à partir des cellules de l’épiderme (kératinocytes). Contrairement au mélanome malin, ces deux types de carcinome n’ont généralement qu’un développement local et n’engendrent pas de métastases. Les rayons UV sont la principale cause des trois types de cancer de la peau. La maladie se manifeste donc en priorité sur les zones du corps les plus souvent exposées au soleil. Outre les rayons UV naturels (soleil), les UV artificiels des solariums constituent aussi un facteur de risque. Les principales recommandations de prévention du cancer de la peau sont les suivantes:

  • éviter les coups de soleil
  • rester à l’ombre entre 11h et 15h
  • en cas de fort ensoleillement, se protéger avec un chapeau, des lunettes de soleil et des habits
  • porter de la crème solaire
  • éviter le solarium

Les trois types de cancer de la peau apparaissent surtout à un âge plus avancé. Le mélanome malin peut toutefois aussi se développer chez les jeunes adultes. Il est d’ailleurs la forme de cancer la plus fréquente dans cette classe d’âge.

Le cancer de la peau peut prendre des formes très différentes, c’est pourquoi il importe de faire examiner par un médecin toute nouvelle tache cutanée et tout changement visible des grains de beauté existants. Les symptômes peuvent être des taches cutanées irrégulières aux contours flous, des grains de beauté prurigineux, des taches pigmentées ou tumeurs cutanées qui saignent, ou encore une tache pigmentée qui change de taille et de couleur. Il est fortement conseillé aux personnes ayant de nombreux grains de beauté de les faire examiner régulièrement (annuellement) par un dermatologue.

Pour le diagnostic, on prélève un échantillon de tissus à partir de la tache cutanée ou de la tumeur cutanée suspectée. Si un cancer de la peau s’avère, on procède alors à une opération chirurgicale de retrait de la tumeur. En général, l’intervention permet la guérison quand il s’agit d’un carcinome basocellulaire ou spinocellulaire. En cas de mélanome malin, des analyses complémentaires sont nécessaires afin de déterminer le stade d’évolution de la maladie et de détecter d’éventuelles métastases. On a alors recours à l’échographie, au scanner (tomodensitométrie), à l’IRM (imagerie par résonance magnétique) ou à la scintigraphie osseuse notamment. Les chances de guérison en cas de mélanome malin dépendent du stade de la maladie. Dépisté tôt, il est fort probable qu’une simple opération chirurgicale de retrait du mélanome assure la guérison. Par contre, si des métastases ont déjà commencé à proliférer, on fait appel à d’autres méthodes telles que la radiothérapie et la chimiothérapie.

L’utérus est composé de deux parties: le corps utérin et le col de l’utérus. Divers types de cancers peuvent se développer dans ces deux parties. On abordera le cancer du corps utérin dans la section consacrée au cancer de l’utérus.

Le cancer du col de l’utérus ou carcinome cervical se développe sur la partie inférieure de l’utérus: le col. Chaque année, ce cancer touche environ 250 femmes en Suisse. A peu près la moitié d’entre elles ont moins de 50 ans au moment du diagnostic. Le principal facteur de risque est l’infection à certains types de papillomavirus humain (PVH 16 et PVH 18). Pour en savoir plus sur l’infection au PVH, consultez la section [Verrues génitales]. Le tabagisme, les rapports sexuels à un très jeune âge, le changement fréquent de partenaire sexuel et les infections parallèles telles que l’herpès génital constituent d’autres facteurs d’augmentation du risque.

En règle général, le cancer du col de l’utérus ne provoque quasiment pas de troubles pendant longtemps, c’est pourquoi il n’est souvent détecté qu’à un stade avancé. Les saignements entre les règles, après les rapports sexuels ou après la ménopause peuvent être symptomatiques d’un carcinome cervical. Un examen gynécologique annuel demeure la meilleure prévention et permet de dépister très tôt un éventuel cancer du col de l’utérus.

Un frottis cervico-vaginal (test PAP) réalisé lors d’une colposcopie permet d’établir un diagnostic.

Le traitement dépend du stade d’évolution du cancer du col utérin. Au début de la maladie, lorsque le cancer est encore local, l’ablation de la partie touchée du col de l’utérus suffit. A un stade avancé, l’ablation totale de l’utérus est généralement inévitable; il faut parfois également retirer les trompes et les ovaires.  

Après l’opération chirurgicale, selon la phase d’évolution de la maladie, une radiothérapie ou une chimiothérapie peut se révéler nécessaire.

A titre préventif, il est conseillé aux jeunes filles n’ayant pas encore eu de rapport sexuel de se faire vacciner contre le PVH.